L’augmentation de l’espérance de vie concerne chacun d’entre nous.


C’est un problème médical mais aussi politique, aux conséquences socioéconomiques majeures, impactant notamment l’organisation de la société et la prise en charge des seniors. En France, on sait que, à l’âge de 60 ans, on peut espérer vivre encore environ 20 ans, dont 10 ans en bonne santé et 10 ans avec des handicaps et une perte progressive de l’autonomie. Cet état de fait  n’est pas inéluctable, car certains pays ont réussi à diminuer considérablement la période de dépendance. Cela est possible grâce à une politique de prévention des grandes maladies associées au vieillissement,  telles que la maladie d’Alzheimer, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les accidents vasculaires cérébraux, le diabète et l’obésité, ainsi que les maladies infectieuses, en particulier pulmonaires, qui sont une cause importante de mortalité après 65 ans. 

Pour prolonger la période  de vie en bonne santé après 65 ans, les équipes du Centre de Recherche sur la Longévité de l’Institut Pasteur de Lille cherchent à détecter les facteurs de risque des maladies dégénératives et à limiter leurs conséquences.