Nous avons suivi le premier groupe de stagiaires.
Paulette, Georgette, Frédérique, Slimane, Gilberte, Viviane et Françoise viennent de divers horizons et territoires du Nord. Au niveau de l'âge, ils oscillent entre la quarantaine et la soixantaine...
Les préjugés tombent dès la première séance et les complexes s'envolent...
Premier rendez-vous : c'est une séance collective autour de la table pour libérer la parole.
Le groupe s'achemine ensuite vers un espace aménagé à l'intérieur du campus de l'Institut Pasteur de Lille. Chacun teste son niveau de souplesse, d'équilibre ou d'endurance. Le but est de mieux se connaître et de se réconcilier avec un corps qui ne répond pas (ou plus) comme on le souhaiterait.
Mise en route avec réveil respiratoire, articulaire et musculaire. Puis, place à des rythmes adaptés à chacun. "Nous essayons vraiment de les inciter à développer un effort modéré et régulier. C'est avec ce type d'activité que l'on perd le plus de lipides, c'est-à-dire de masse grasse. Il ne faut pas marcher vite mais plutôt au même rythme pendant une demi-heure, et si possible pendant même une heure".
En petits ateliers, les stagiaires apprennent à mieux respirer, à contrôler leur rythme cardiaque, à renforcer leurs muscles des bras et des jambes.
C'est parce qu'il est fondamental d'associer l'activité physique à un équilibre alimentaire que des séances sont organisées en parallèle avec une diététicienne. Une première rencontre individuelle permet de dresser l'état des lieux pour chacun puis, quelques réunions collectives sont organisées où, au fur et à mesure, les personnes prennent conscience de cette association nécessaire à une bonne santé. Les comportements alimentaires se modifient progressivement et l'approche globale est bien intégrée.
Après les deux mois du programme, les stagiaires se retrouvent avec Eric Guiot, l'éducateur médico-sportif et la diététicienne. Les impressions fusent et les constats sont plus que probants.
"Je n'en reviens pas. La première fois où nous nous sommes réunis ici, je n'ai pas pu monter l'escalier tellement j'étais essouflée. Aujourd'hui, j'ai grimpé les trois étages d'un coup !"
"Toutes ces séances m'ont redynamisée et maintenant j'ai décidé de m'inscrire dans une salle de sport : je sais très bien ce que je dois faire et ce que je ne dois pas faire. C'est du plaisir".
Et de l'avis général : les deux mois sont passés trop vite.
Eric Guiot fera un point par téléphone tous les trois mois.
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