Chimie du peptide
La plateforme "Chimie du peptide" est composée de synthétiseurs de peptides de dernière génération (synthétiseur micro-ondes CEM, synthétiseur multiple 96 puits Intavis), d'un parc de 6 HPLC analytiques et préparatives, d'une électrophorèse capillaire et de deux lyophilisateurs. Cet équipement permet la synthèse de peptides longs (<70 acides aminés) de grande pureté ou de chimiothèques de peptides courts (<20 acides aminés) au format 96 puits. Les peptides longs sont principalement utilisés pour la mise au point de réactions de ligation chimique et donc la synthèse chimique de protéines. L'objectif est d'assembler de manière contrôlée et en milieu aqueux des peptides déprotégés pour accéder à des polypeptides de haut poids moléculaire. Le défi est de former une liaison peptidique native au point de jonction entre les différents fragments. Ce domaine de recherche est très actif au niveau international et fera l'objet d'une série de conférences organisée sur le campus de l'Institut Pasteur de Lille en mars 2008 (voir http://gfpp.free.fr/ ou http://www.ibl.fr/spip.php?article45). Les chimiothèques de peptides courts sont utilisées pour l'étude de relations structure-activité, ou pour la préparation de biopuces à peptides.
Biopuces à peptides, protéines et polysaccharides
L'équipe de Chimie de l'UMR 8161 a créé un laboratoire "Biopuces à peptides, protéines et polysaccharides" à l'Institut de Biologie de Lille en 2003. Cette plateforme bénéficie de la capacité de synthèse de peptides du laboratoire. Le laboratoire s'intéresse à la mise au point de nouvelles chimies de surface, à la préparation et à la caractérisation de biopuces originales et enfin à leur utilisation dans le cadre de projets de biologie. Les biopuces sont ainsi conçues en fonction des objectifs de détection qui peuvent être très divers en fonction des surfaces utilisées, des sondes immobilisées et des techniques de détection employées. Par exemple, le laboratoire s'est récemment impliqué dans une collaboration avec l'équipe de Camille Locht visant à étudier la réponse humorale dirigée contre HBHA, une protéine exprimée à la surface de Mycobacterium Tuberculosis, la bactérie responsable de la tuberculose. Dans un autre domaine, une collaboration avec l'Institut d'Electronique, de Microélectronique et de nanotechnologie (IEMN, Villeneuve d'Ascq) a permis la mise au point d'une biopuce permettant la détection électrique d'anicorps à partir de serum humain.
Spectrométrie de masse
La spectrométrie de masse est un outils indispensable pour la caractérisation et l'identification des molécules de synthèse (composés organiques, peptides etc...) ou d'origine biologique (protéines). Une nanoHPLC permet d'isoler les composés à partir d'échantillons biologiques disponibles en faible quantité. Cet équipement profite à l'équipe de chimie, mais aussi à un nombre important de laboratoires du campus Calmette et d'autres sites. |