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Le diabète de type 2

 

 

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Le diabète de type 2 est une affection métabolique, caractérisée par taux de glucose trop élevé dans le sang, liée à une déficience de la sécrétion et/ou de l'action de l'insuline. Cette forme de diabète survient essentiellement chez les adultes d'âge mûr mais peut également se développer à un âge plus jeune, voire même pendant l'adolescence.
Le diabète déséquilibré peut engendrer à court terme des complications métaboliques, telles l'hypoglycémie ou le coma. A long terme, il peut être responsable de complications vasculaires : infarctus, accident vasculaire cérébral, atteinte des membres inférieurs, des reins ou de la rétine.
En France, près de 4 personnes sur 100 sont atteintes d'un diabète diagnostiqué et le Nord-Pas-de-Calais détient la palme de cette prévalence avec un taux de 4.8%.
En France, comme partout dans le monde, le nombre de malades ne cesse d'augmenter : + 5.7% par an. Plus de 32 000 décès, soit 6% de l'ensemble des décès survenus en France en 2005, étaient liés au diabète.

 

La recherche à
l'Institut Pasteur de Lille
 

Des recherches très spécifiques sont réparties entre différentes équipes dont :

 

 

Analyse moléculaire de la régulation des gènes dans le syndrome cardio-métabolique
L'équipe de Philippe Lefebvre étudie les modifications, induites par les maladies métaboliques, des mécanismes contrôlant l'activité du génome au coeur des cellules, et plus précisément les mécanismes d'action des récepteurs nucléaires (protéines) et la façon dont ces protéines régulent le métabolisme.
"Nos expérimentations se déroulent essentiellement in vitro sur des modèles cellulaires, voire des protéines purifiées. Les modèles qui en sont déduits sont validés sur des modèles animaux et si possible en utilisant des prélèvements de tissus humains fournis notamment par le professeur François Pattou du CHRU de Lille" explique le docteur Philippe Lefebvre. Ce type d'approche permet de mieux comprendre les mécanismes en jeu à l'intérieur des cellules, d'y trouver des cibles thérapeutiques, et de mieux prédire et/ou de limiter les effets secondaires des molécules qui peuvent entrer en interaction avec ces cibles.

L'équipe de recherche
Equipe
Analyse moléculaire de la régulation des gènes dans le syndrome cardio-métabolique (Institut Pasteur de Lille, Inserm U 1011, Université Lille Nord de France) dirigée par Philippe LEFEBVRE.

 

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Immuno-inflammation et Maladies Cardiovasculaires
Le système immunitaire joue un rôle important dans le déclenchement et la chronicité des maladies cardiovasculaires. Si le lien est connu depuis longtemps entre le système immunitaire, l'inflammation et l'athérosclérose (accumulation du mauvais cholestérol dans les vaisseaux sanguins), il a été établi beaucoup plus récemment pour le diabète de type 2, l'obésité ou encore le syndrome métabolique. C'est pourquoi l'équipe de David Dombrovitcz étudie l'évolution des cellules immunes, lymphocytes et mastocytes (cellules classiquement impliquées dans les réactions allergiques) dans les maladies cardiovasculaires afin de trouver si tout ou partie de ces cellules pourraient constituer des cibles thérapeutiques. D'autre part, l'équipe s'intéresse également aux mécanismes par lesquels des altérations du métabolisme affectent le système immunitaire. "Par exemple, on a observé que les personnes atteintes de psoriasis avaient plus de risque de développer des maladies cardiovasculaires. Nous allons essayer de comprendre comment ces maladies métaboliques perturbent le système immunitaire qui réagit en développant un psoriasis" explique le docteur Dombrowitcz.

L'équipe de recherche
Immuno-inflammation et Maladies Cardiovasculaires (Institut Pasteur de Lille, Inserm U 1011, Université Lille Nord de France) dirigée par David DOMBROWITCZ.

 

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Génomique et physiologie moléculaire des maladies métaboliques
Nous ne disposons aujourd'hui de très peu de médicaments efficaces contre l'obésité et les médicaments contre le diabète sont souvent insuffisants pour stopper l'évolution de la maladie et éviter l'apparition des complications vasculaires. Nous connaissons les facteurs environnementaux qui conduisent aux maladies métaboliques. Mais nous sommes inégaux devant ces facteurs de risque : il existe des prédispositions individuelles, familiales et parfois ethniques qui vont rendre plus redoutables l'effet d'une nutrition déséquilibrée, d'un manque d'activité physique.
L'équipe dirigée par le professeur Philippe Froguel cherche à comprendre ces susceptibilités génétiques à l'obésité et au diabète. Elle a été la première à identifier des gènes responsables du diabète et de l'obésité et à mettre au point une carte d'identité génétique du diabète et de l'obésité. "On sait désormais que les mutations génétiques fréquentes n'expliquent que 20 % des maladies alors que nous nous orientons désormais vers la recherche de mutations plus rares qui ne touchent qu'une infime partie de la population mais augmentent de façon exponentielle les risques de déclencher certaines maladies. Quand toutes ces anomalies génétiques auront été mises à plat, on pourra proposer de la prévention et du soin beaucoup plus individualisés en fonction de la carte génétique de chaque patient, une vraie médecine personnalisée" explique Philippe Froguel.

L'équipe de recherche
Unité Génomique et physiologie moléculaire des maladies métaboliques (Institut Pasteur de Lille, CNRS UMR 8199, Université Lille Nord de France) dirigée par Philippe FROGUEL.
Accès au site de l'unité.

 

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