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Entreprises de biotechnologies

 
 
 

Des entreprises de biotechnologies à l'Institut Pasteur de Lille

Installées sur le campus de l'Institut Pasteur de Lille, des entreprises de biotechnologies commercialisent, à travers le monde, des produits d'analyse ou de diagnostic directement issus des recherches fondamentales menées à Lille.

GENOSCREEN propose des prestations analytiques en génomique sur tous types de génomes (humain, animal, végétal, microbien) et des analyses et formations en bio-informatique, tant pour les équipes de recherches "académiques" que pour des recherches hospitalières ou industrielles.
Cette entreprise de biotechnologie 100 % française a été créée sur le campus de l'Institut Pasteur de Lille en janvier 2001 et compte aujourd'hui plus de 25 salariés. Elle réalise plus de 80 % de son chiffre d'affaires hors de la métropole lilloise dont 30 % à l'export avec des clients de la Nouvelle-Zélande à la Gambie, en passant par Singapour et l'Arabie Saoudite.
Les programmes de recherche et développement que Genoscreen mène en partenariat avec des unités de recherche de l'Institut Pasteur de Lille, de l'Inra et de l'Inserm, débouchent sur le développement d'outils moléculaires dans les domaines de la génétique de la maladie d'Alzheimer, du typage moléculaire microbien, et plus récemment encore de la biodiversité. On peut citer, par exemple, le kit de typage de la tuberculose vendu dans le monde entier ou encore le projet collaboratif Medialz, porté par Genoscreen qui vise à créer un centre de référence, capable d'optimiser et d'accélérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer et la valorisation et le transfert de cette recherche vers le patient.

Visitez le site de Genoscreen

INNOBIOCHIPS fabrique des solutions d'analyses biologiques et de diagnostics miniatures : des biopuces à peptides et protéines qui permettent de réaliser plusieurs dizaines d'analyses simultanément à partir d'un échantillon biologique réduit. Cette start-up créée en 2008 par 3 docteurs en biologie ou en chimie, valorise le savoir-faire et les compétences développées par le laboratoire de biologie et chimie du cancer, animé par le professeur Oleg Melnyck (CNRS, Institut Pasteur de Lille, Université Lille Nord de France).
Issue de la recherche, la jeune société s'est d'abord tout naturellement adressée aux chercheurs pour leur proposer une gamme de services sur mesure : synthèse de peptides, caractérisations d'anticorps, dosage de protéines en parallèle et autres analyses à façon. Ses biopuces permettent notamment aux chercheurs qui travaillent sur de petits animaux ou à partir de collections d'échantillons précieux, de récupérer un maximum d'informations avec un prélèvement restreint. Si les premiers clients ont été trouvés sur le campus lillois, Innobiochips collabore désormais avec des équipes à travers toute l'Europe.
Tout en continuant à travailler pour les laboratoires de recherche, Innobiochips se lance maintenant dans le marché du diagnostic miniaturisé : grâce à ses biopuces, il est possible de récupérer en une seule manipulation des dizaines d'informations et donc disposer d'un diagnostic très complet en une analyse unique.

Visitez le site d'Innobiochips

LUNGINNOV produit l'Endocan, un biomarqueur de l'état des vaisseaux sanguins qui peut être utilisé pour le traitement des septis et des cancers.
L'Endocan ou endothelial cell specific molecule (ESM-1) a été découvert en 1996 par Philippe Lasalle et ses collaborateurs de l'équipe Immunité pulmonaire du CIIL (CNRS, Inserm, Institut Pasteur de LIlle). Sa structure biochimique a été caractérisée en 2001. Les biomarqueurs Endocan évaluent les dysfonctionnements des cellules endothéliales qui forment les vaisseaux sanguins. Un élément pertinent de diagnostic en cas de septis (ensemble de symptômes conduisant à la défaillance des organes) ou de cancer.
Chaque année en France, 500 à 600 000 malades entrent en soins intensifs dont 75 000 atteints d'un septis grave. Le test proposé par Lunginnov, à partir d'une simple prise de sang, permettrait de les identifier immédiatement et donc de mettre en place très rapidement le traitement adapté à ces patients au pronostic très mauvais (30 à 40 % de mortalité).
De même, dans les traitements du cancer, l'Endocan permet d'évaluer l'effet des médicaments antiangiogéniques afin d'adapter rapidement les doses.
Visitez le site de Lunginnov

 

 
 
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