Centre d'Infection et d'Immunité de Lille [CIIL]
Le Centre d’infection et d’immunité de Lille (CILL) travaille sur tous les grands fléaux infectieux, à l’exception du sida : la tuberculose (2 millions de morts par an), le paludisme (1,5 millions de morts) ou encore la bilharziose (300 000 morts) mais aussi sur d’autres maladies moins meurtrières mais qui sont soit de vraies menaces en matière de santé publique soit de bons modèles microbiens d’études : la peste, la toxoplasmose, l’hépatite C, l’asthme, la coqueluche…
Un type de recherche qui n’est pas nouveaux sur un campus où on a mis au point le BCG en 1921. D’ailleurs la majorité des chercheurs de ce nouveau centre travaillaient de longue date sur les infections microbiennes, parasitaires et les maladies inflammatoires. Mais aujourd’hui la nouvelle organisation dans le CIIL leur offre plus de synergie, de lisibilité et d’attractivité.
« Notre objectif était double explique Camille Locht, directeur du CIIL : à la fois réunir toutes les équipes régionales travaillant sur des thématiques proches et afficher ce regroupement d’excellence, devenir un pôle d’activité pour de nouvelles équipes. »
Une opération plutôt réussie puisque avant même le lancement officiel du CIIL deux jeunes équipes sont venues frapper à la porte du nouvel ensemble. Le CIIL accueillera cet été une équipe Avenir Inserm, basée jusqu’à présent à l’Institut Pasteur de Corée, spécialiste de la tuberculose. La candidature de l’autre équipe est actuellement en cours d’évaluation.
« Les outils qui existent actuellement pour éviter ou soigner ces maladies ont montré leurs limites car ils sont basés sur des approches empiriques. Des plus les parasites y sont de plus en plu résistants. Ici nous essayons de mieux comprendre les relations entre un germe pathogène, celui qui rend malade et l’hôte infecté c'est-à-dire notre organisme » commente le Professeur Locht.
Et en mutualisant les moyens et les intelligences, le CIIL entend bien décrypter plus vite ces mécanismes afin de proposer des stratégies thérapeutiques innovantes. D’ores et déjà, un vaccin contre la bilharziose, conçu ici, est en phase de test au Sénégal et un essai clinique de vaccin nasal contre la coqueluche, mis au point à l’Institut Pasteur de Lille, va démarrer cet été.
Le CIIL est le fruit d’un partenariat entre l’Institut Pasteur de Lille, l’Université Lille Nord de France, le CNRS et l’Inserm. Ce centre est actuellement composé de 11 équipes de recherche rassemblant près de 200 chercheurs, ingénieurs et techniciens. Leurs compétences couvrent un vaste ensemble de disciplines, passant par l’épidémiologie moléculaire, la virologie, la bactériologie, l’immunologie et la parasitologie pour aller jusqu’au développement d’applications cliniques. Le CIIL s’appuie sur les technologies les plus avancées : transcriptomique, protéomique, génomique comparative et fonctionnelle, biologie structurale, biophysique et imagerie cellulaire.
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